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L'estime de soi

L'estime de soi

Développer l'estime de soi chez un enfant, ce n'est pas vouloir le rendre performant en tout, mais bien l'amener à mieux se connaître et à être bien dans sa peau. Il s'agit de permettre à l'enfant de trouver sa place en étant ce qu'il est. Nous pouvons, par ailleurs, croire légitimement qu'un mieux-être permet d'être plus performant, mais cela demeure une retombée et non l'objectif premier d'une approche basée sur l'estime de soi.
Une approche basée sur l'estime de soi n'est pas non plus une panacée à tous les maux. On ne peut pas empêcher Maxime d'être jaloux de son frère Éric, mais on peut faire en sorte que Maxime traite l'agressivité que cela suscite chez lui autrement qu'en frappant Éric.
Contrairement à tous ces programmes voulant amener un individu à atteindre des sommets, l'estime de soi incite un individu à assurer sa sécurité dans le respect de lui-même (et de ses limites), à développer des liens d'appartenance lui permettant d'avoir accès à du soutien dans le milieu où il vit, à trouver son identité et à se sentir suffisamment compétent pour poser les actions qui s'imposent pour changer ce qu'il veut changer. Développer l'estime de soi chez un enfant, c'est lui apprendre à mieux connaître ses émotions, à les nommer et à les rattacher à certaines situations.
En fait, c'est lui apprendre à mieux contrôler sa vie.
Le sentiment de sécurité
Pour développer le sentiment de sécurité chez l'enfant, l'intervenant adulte, qu'il soit parent ou enseignant, doit posséder une certaine transparence. L'enfant doit être capable de cerner les attentes de ceux qui le guident. Dans cette optique, le double langage ne peut qu'être nocif (exemple : affirmer avoir confiance en son enfant, mais ne lui laisser aucune marge d'autonomie).
L'enfant doit pouvoir faire confiance aux adultes qui l'entourent. Il doit être assuré non seulement que ces derniers peuvent répondre à ses besoins de base (manger, dormir, être protégé et aimé), mais aussi de n'être jamais ridiculisé ou sous-estimé. L'enfant doit être considéré comme un individu à part entière qui possède un vécu qui lui est propre.
Développer le sentiment de sécurité chez un enfant ne signifie pas pour autant que les parents (ou l'enseignant) ne se fâchent jamais, qu'ils l'aiment dans tout ce qu'il fait ou que tout lui est dû.
Au contraire, développer le sentiment de sécurité chez un enfant, c'est d'abord et avant tout lui donner une idée aussi juste que possible de l'impact que son comportement et son implication en matière scolaire (ou non-implication) ont sur lui et sur les autres.
Développer le sentiment de sécurité chez les enfants, c'est réagir aux gestes que ces derniers posent en les amenant à réfléchir sur leur pertinence.
Le sentiment d'appartenance
Le premier lieu d'appartenance d'un enfant est la famille. Cette dernière comporte certaines caractéristiques d'ordre socio-économique que l'enfant est amené à connaître et à apprivoiser. L'enfant doit pouvoir développer des liens de solidarité avec les personnes de son entourage : famille élargie, amis, voisins, etc.
L'enfant a besoin d'un lieu où il sait qu'il est aimé comme il est. L'enfant peut développer des liens de confiance et une certaine intimité lorsqu'il sait que ceux qui l'entourent le connaissent vraiment.
L'enfant qui a développé de solides liens avec son environnement est fier de ces liens. Il se sent soutenu, ce qui l'aide à mieux grandir, à mieux apprendre.
Le sentiment d'identité
Se connaître, c'est savoir qui on est physiquement et psychologiquement. C'est pouvoir se dévoiler aux autres sans se laisser envahir par une peur exagérée du rejet. Les enfants qui sont violents le sont souvent par peur ; les enfants anormalement conformistes et « les silencieux » le sont aussi par peur.
Les enfants qui se connaissent et s'acceptent, avec leurs forces et leurs faiblesses, sont capables de se faire une place dans un groupe sans avoir à utiliser la force, le conformisme ou la résistance passive (se faire oublier). L'enfant qui s'accepte est aussi capable d'accepter l'autre et ne cherchera pas à le dominer ou à l'admirer de façon exagérée. Il saura établir des relations saines.
Se connaître et s'accepter. On sait que dès la maternelle, le profil des enfants se dessine
« Charles prend de la place, Amélie parle et Julien se bagarre ». Il est fort à prévoir qu'en 6e année, Charles prendra encore de la place, Amélie bavardera encore et que Julien sera toujours aussi prompt. En même temps, même si notre tempérament nous suit, nous apprenons à prévoir que si nous dépassons certaines limites, notre mère (ou la prof) sévira, que le temps est peut-être propice à une accalmie.
Savoir qui nous sommes, c'est apprendre à composer avec soi et avec les autres, c'est apprendre nos limites et celles des autres.
L'estime de soi ne vise pas à faire de nous des personnes différentes, mais des personnes qui se connaissent et qui développent une certaine complicité avec elles-mêmes. Des personnes bien dans leur peau qui sont conscientes qu'il y a des jours où c'est plus facile que d'autres.
Le sentiment de compétence
Nul ne peut être bon dans tous les domaines. Développer le sentiment de compétence, c'est d'abord et avant tout connaître et accepter ses forces et ses faiblesses. C'est définir ses besoins et prendre les moyens pour les combler.
Notre sentiment de compétence change selon les milieux dans lesquels nous évoluons. Un enfant peut être très turbulent à la maison et effacé à l'école. Il peut faire preuve d'audace dans son milieu de vie et être craintif lorsqu'il se retrouve en dehors de celui-ci.
Développer le sentiment de compétence, c'est établir des conditions qui nous permettent de mieux apprendre. C'est rendre l'enfant conscient que le succès est relié à l'effort. C'est aussi établir des objectifs réalistes. La notion de plaisir est au centre du sentiment de compétence. Si l'enfant éprouve certaines gênes à faire un travail, c'est qu'il ne se sent pas compétent ou encore que cette tâche ne l'intéresse en aucune façon. Le futur n'intéresse guère les enfants. C'est dans l'ici et le maintenant que l'enfant doit éprouver du plaisir.
Un enfant se sent compétent lorsqu'il cumule les succès. Un enfant qui ne réussit pas à l'école est souvent un enfant qui possède une mauvaise image de lui-même.  Le sentiment de compétence est synonyme de réussite.

 

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