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LA MOTIVATION À L’ÉCOLE, UN PASSEPORT POUR L’AVENIR

LA MOTIVATION À L’ÉCOLE, UN PASSEPORT POUR L’AVENIR

Le décrochage scolaire pose le problème de la motivation scolaire chez plusieurs jeunes

Actuellement environ le tiers des élèves quittent l’école avant l’obtention d’un diplôme d’études secondaires. Le taux d’abandon scolaire dépasse les 50% dans certaines régions rurales et dans les quartiers les plus pauvres de nos villes. Le phénomène du décrochage scolaire est un problème sociétal. Il doit être perçu comme un cri d’alarme de notre jeunesse.

Motivation scolaire

Définition

« Selon la psychologie cognitive la motivation est essentiellement définie comme l’engagement, la participation et la persistance de l’élève dans une tâche. » Jacques Tardif 1992, p. 91

« C’est l’anticipation du plaisir dans une activité ou l’anticipation de son utilité. » Germain Duclos 1993

« Le mot « motivation » vient du mot latin « motivus » qui veut dire mobile, qui met en mouvement. »

Deux niveaux de motivation : • Motivation intrinsèque, Motivation extrinsèque.

Le décrochage scolaire commence avant l’école :

Les parents en tant que modèles.

 • La curiosité intellectuelle.

• La stimulation intellectuelle.

• L’autonomie.

• La persévérance.

• La valorisation de l’école.

Quelques attitudes parentales qui réduisent la motivation scolaire chez l’enfant :

  1. L’obsession de la performance.
  2. Le manque de disponibilité.
  3. Surévaluer les capacités de l’enfant.
  4. Sous-évaluer les capacités de l’enfant.
  5. Le contrôle excessif.
  6. La surprotection.
  7. Les mots qui blessent.
  8. Revivre son histoire scolaire à travers son enfant.

Opinions exprimées par les parents qui réduisent la motivation scolaire chez l’enfant

• Jugements négatifs à propos du système scolaire.

• Déprécier l’école d’aujourd’hui en la comparant à celle du passé.

• Critiquer les activités de l’école.

• Déprécier la tâche de l’enseignant.

 • Douter de la compétence de l’enseignant.

• Valoriser les personnes qui sans instruction ont bien réussi dans la vie.

La motivation scolaire est très influencée par le jugement de l’enfant qui s’appuie sur ces perceptions :

*Les buts de l’école.

• Son intelligence.

• L’utilité concrète des activités scolaires.

• Les exigences des activités.

• Son pouvoir personnel sur ses apprentissages.

Estime de soi et motivation scolaire

Tout élève ne peut être motivé pour un apprentissage qu’on lui propose s’il juge qu’il ne maitrise pas les capacités intellectuelles pour faire cet apprentissage.

Estime de soi

Sentiment d’efficacité et de fierté                                   Motivation

Engagement et persévérance dans l’activité

Équation logique des apprentissages

Si on propose à un élève un objectif d’apprentissage qui est conforme à ses capacités, la qualité de son rendement est déterminée par cette équation logique :

Démarche ou processus d’apprentissage :

ATTITUDES (Attention, motivation, autonomie, responsabilité) (+,-)  STRATÉGIES (Cognitives et méta-cognitives) = RÉSULTAT (Succès ou échec dans l’atteinte de l’objectif).

Est-ce que mon enfant est démotivé ?

Chez un jeune, la motivation varie, influencée par les événements, les circonstances et les matières. Les jeunes démotivés sont inactifs au cours des activités scolaires. Souvent, ils font semblant de faire ce qu’on leur demande, mais ils utilisent des stratégies d’évitement. On peut juger qu’un jeune est démotivé si, chaque jour et durant plusieurs semaines, il utilise l’une ou plusieurs des stratégies d’évitement suivantes :

  • Se déclarer fatigué ou inventer des malaises physiques pour qu’on lui donne congé des travaux scolaires.
  • • Oublier fréquemment ses cahiers ou ses livres à l’école.
  • • Perdre volontairement son agenda ou ses cahiers, ce qui le met dans l’impossibilité de faire ses travaux scolaires. • Inventer quelque chose à faire plutôt qu’entreprendre ses travaux.
  • • Prendre beaucoup de temps avant de commencer à étudier.

Est-ce que mon enfant est démotivé ?

* Faire diversion en parlant de divers sujets afin d’éviter ses travaux.

  • • Déranger les autres pour se faire punir et être ainsi dispensé des travaux à faire.
  • • Regarder la télévision ou jouer avec divers objets au lieu de faire ses travaux scolaires.
  • • Adopter une attitude d’opposition ou de refus envers les devoirs et les leçons.
  • • Au secondaire, s’absenter des cours sans raison valable.

Voici d’autres manifestations d’un manque de motivation scolaire :

  • • Dénigrement des activités scolaires.

 • Manque de curiosité intellectuelle.

 • Manque d’attention et de concentration, surtout durant les travaux scolaires.

  • • Bâillements, posture inadéquate et manque d’énergie durant les travaux scolaires.
  • • Dépendance envers l’adulte, surtout quand il fait ses travaux scolaires.
  • • Dépendance envers l’adulte, surtout quand il fait ses travaux scolaires.
  • • Absence de projets d’avenir.

 Enfin, ajoutons ces derniers indicateurs d’un manque de motivation scolaire : le jeune ne fait que le minimum des travaux demandés ou il se précipite pour les terminer sans accorder la moindre importance à leur qualité.

Responsabilité scolaire :

*Assumer les conséquences de ses choix.

  • • Attribution de son rôle personnel dans sa démarche d’apprentissage.
  • • Engagement personnel dans son processus d’apprentissage.

Favoriser la responsabilité scolaire chez mon enfant

Quelques stratégies aidantes :

1. Refuser une tentative de justification de l’enfant concernant un échec ou un travail non terminé à des causes extérieures (ex. manque de matériel, travail trop difficile, etc.).

2. Amener l’enfant à comprendre que les devoirs et leçons sont avant tout sa responsabilité.

3. Amener l’enfant à comprendre qu’il ne peut modifier les conditions extérieures, mais qu’il a du pouvoir que sur lui-même au niveau de ses attitudes et des stratégies qu’il utilise.

4. Amener l’enfant à comprendre qu’un résultat négatif ne met pas en cause son intelligence ou ses capacités, mais qu’il est une conséquence logique d’un manque de stratégies ou d’une erreur dans l’utilisation d’une stratégie.

5. À la suite d’une activité que l’enfant a réalisée, faites un retour sur celle-ci pour l’amener à comprendre que le résultat qu’il a obtenu n’était pas magique mais plutôt une suite logique et causale de son attitude et des stratégies qu’il a utilisées.

Favoriser la responsabilité scolaire chez mon enfant :

Quelques stratégies aidantes :

6. Supporter l’enfant à anticiper les étapes et les stratégies nécessaires pour réaliser une tâche ou atteindre un objectif.

Favoriser la motivation scolaire chez mon enfant :

1. S’interroger sur les valeurs à transmettre et sur l’exemple à donner. Il est difficile d’inciter un enfant à lire ou à écrire quant on n’attache pas d’importance à ces activités ou quand on ne les pratique pas.

 2. Évaluer ses propres motivations par rapport à un domaine ou à une matière scolaire dans laquelle l’enfant manifeste peu d’intérêt. La motivation a un caractère contagieux et il est souhaitable d’améliorer la sienne avant de penser à la transmettre à son enfant.

3. Stimuler la curiosité intellectuelle de son enfant en échangeant avec lui sur divers sujets.

4. Soutenir continuellement son enfant dans son parcours scolaire, même durant son cours secondaire.

5. Reconnaître et souligner régulièrement ses talents et ses qualités, que ce soit à l’école, à la maison ou ailleurs. 6. Éviter, au sujet de ses apprentissages à l’école, de porter des jugements de valeur ou de prononcer des mots qui peuvent blesser sa fierté.

7. Rassurer son enfant quant à ses capacités intellectuelles en se basant sur des exemples concrets.

8. Lui faire comprendre que l’intelligence est une chose et que les résultats scolaires en sont une autre.

 9. Encourager son enfant à attacher plus d’importance au processus d’apprentissage qu’aux résultats scolaires. 10. Aider son enfant à prendre conscience de sa responsabilité dans ses apprentissages.

11. Encourager régulièrement son enfant dans les efforts qu’il fournit.

12. Amener son enfant à se comparer à lui-même plutôt qu’aux autres.

13. Amener son enfant à anticiper le plaisir qu’il retirera des activités qu’on lui propose et, en conséquence, s’assurer que le contenu de ces activités est stimulant.

 14. Amener son enfant à voir l’utilité concrète, dans sa vie actuelle et future, des activités scolaires proposées.

15. Aider son enfant à faire des liens entre ce qu’il a déjà appris et ce qu’il s’apprête à apprendre.

16. Favoriser son autonomie.

 17. Apaiser la période des devoirs et des leçons lorsque celle-ci risque de se transformer en bataille rangée.

18. Lui accorder le droit à l’erreur.

19. Respecter son rythme d’apprentissage. Éviter de le brusquer.

20. Éviter le plus possible de lui faire vivre le stress de la performance.

Que faire si mon enfant ne s’intéresse pas aux activités scolaires?

Quelques stratégies aidantes

  • • Discuter calmement avec lui sans le culpabiliser et sans lui faire de semonces.
  • • Lui demander de trouver les raisons pour lesquelles il est si peu motivé.
  • • Lui faire préciser les éléments de la matière scolaire ou des activités qu’il n’aime pas.
  • • Évaluer en écoutant ses propos, la qualité de la relation qu’il a avec son enseignant.

*L’aider à trouver des moyens pour être plus motivé.

  • • Si le contexte s’y prête, l’inciter à parler à son enseignant.
  • • Avec l’accord de l’enfant, élaborer avec l’enseignant une stratégie de motivation et ensuite rendre compte à l’enfant de cet échange.
  • • Si le problème persiste, consulter un spécialiste, avec l’accord de l’enfant.*

Les devoirs sont conçus pour exercer des habiletés et les leçons sont nécessaires pour intégrer des connaissances.

Les périodes des travaux scolaires à la maison sont des moments propices pour supporter la motivation, l’autonomie et le sens de la responsabilité scolaire de son enfant.

Quelques conseils pour que les périodes des devoirs et leçons se déroulent bien

1. D’abord lui faire comprendre que les travaux scolaires à la maison sont sa responsabilité. Contrat entre l’enseignant et l’enfant.

2. Commencer par les activités les plus faciles pour l’enfant.

3. L’amener à faire des choix (quand, où) tout en lui verbalisant les conséquences de ses choix. Ce n’est pas le fait de choisir qui est important mais le fait que l’enfant ait l’impression de choisir.

4. En général pour l’enfant de 6 ans à 8 ans, pas plus de 20 minutes à la fois.

5. Faire suivre ces séances d’une activité agréable que vous partagerez avec l’enfant (jeu de cartes, bicyclettes, télévision, etc.).

6. Le guider et non pas lui enseigner.

7. Varier les personnes qui l’accompagnent. Ceci pour éviter des patrons de comportement.

 

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