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L’apprentissage et ses stratégies :

L’apprentissage et ses stratégies :

L'apprentissage est cette façon d'acquérir des connaissances, de les retenir captives dans notre mémoire pour ensuite être en mesure de les analyser, les synthétiser et les reformuler pour les communiquer.

L’approche neuroscientifique du phénomène d’apprentissage offre un cadre théorique scientifique dans lequel peuvent s’inscrire les pratiques éducatives. Ce champ pose, au fur et à mesure, les bases de la « science de l’apprentissage ». Un être vivant est constitué d’un grand nombre de niveaux d’organisation. En conséquence, un même processus peut se définir différemment en fonction du niveau auquel on se place. C’est le cas du processus d’apprentissage, dont la définition varie selon la perspective de celui qui le décrit. Du cellulaire au comportemental, la divergence des définitions rend compte du contraste entre les neurosciences et les sciences de l’éducation. Pour les neuroscientifiques, l’apprentissage est un processus cérébral en réaction à un stimulus, alliant perception, traitement et intégration de l’information. Pour les éducateurs, il s’agit d’un processus actif conduisant à l’acquisition de connaissances et entraînant un changement de comportement persistant, mesurable et spécifique.

La définition de l’apprentissage validée par les neuroscientifiques lie ce processus à un substrat biologique. L’apprentissage, de ce point de vue, résulte de l’intégration de toutes les informations perçues et traitées. Cette intégration est alors matérialisée par des modifications structurelles au sein du cerveau : des changements microscopiques ont lieu, qui permettent à chaque information traitée de laisser une « trace » physique de son passage. Il apparaît utile, et même nécessaire, aujourd’hui, que les éducateurs (et, de manière générale, tout individu impliqué dans l’éducation) acquièrent des connaissances quant aux bases scientifiques du phénomène d’apprentissage.

Conditions d’apprentissage

Les émotions, cruciales pour l'apprentissage : Si étudier est bel et bien un plaisir, les neurosciences ont montré que les émotions ont un rôle crucial dans les processus d’apprentissage. Une émotion positive est à l’origine de la motivation, et la motivation est fondamentale pour avoir envie d’apprendre et de comprendre. « Cette joie de la compréhension, est lié au fait de passer de l’ignorance au savoir, est un plaisir intellectuel certain ». Bruno della Chiesa distingue cette motivation, qu’il nomme « interne », d’une motivation « externe », comme une récompense matérielle. Toujours dans le registre des émotions, il semble que la mémorisation ne puisse se faire correctement en situation de stress. Les émotions sont gérées à plusieurs niveaux dans le système limbique et, lorsque l’on a peur, c’est la partie appelée amygdale qui prend le dessus. C’est elle qui nous permet de bondir au dernier moment pour éviter de se faire renverser par une voiture. L’amygdale, certes très réactive, bloque l’activité du cortex et ne permet pas de mémoriser. Verdict: apprendre dans l’angoisse ou avec un professeur qui impressionne trop ne peut pas être efficace. Une émotion perçue comme positive, associée à un apprentissage, facilitera la réussite, tandis qu’une émotion perçue comme négative pourra induire l’échec.

 

  1. 1.      Le vécu :

- Apprendre, c’est tisser des liens, de manière plus ou moins consciente et satisfaisante, entre ce qu’ignore encore et ce qu’on sais déjà.

- Du coup, tout l’enjeu, résument les spécialistes du cerveau, est de pouvoir s’appuyer sur des réseaux d’informations suffisamment activés pour pouvoir créer de nouveaux circuits entre les neurones (et donc apprendre de nouvelles choses).
- Il faut également savoir que plus une tâche est nouvelle et/ou complexe, plus les structures cérébrales se mobilisent. En revanche, plus l’activité devient routinière, plus le cerveau s’économise.  « Il est bon  de multiplier les sources d’information, prévient Georges Chapouthier (neurobiologiste et directeur de recherche au CNRS). Plus les parcours sont variés, plus ils profitent au jeune enfant. Plus il diversifie les expériences, plus il multiplie les processus enregistrés par les neurones. Il est évident que l’environnement social et familial y contribue.

 - En résumé, plus l’environnement culturel enrichit le vécu de l’enfant, plus il facilite le processus d’apprentissage.

  1. Tâtonnement :
    - L’apprentissage d’un nouveau savoir n’est jamais spontané mais impose au contraire un important effort cérébral qui va néanmoins être profitable au développement intellectuel de l’individu. En effet, les scientifiques s’accordent aujourd’hui pour affirmer que « plus un apprenant fait fonctionner son cerveau, plus il lui est facile d’apprendre de nouvelles choses ».Quand il sollicite souvent ses neurones, qui activent les synapses et déclenchent une action (une pensée, un geste, un calcul…), les temps de réaction sont plus courts et le nombre de synapses sollicités est moindre. Autrement dit, plus on sait, plus on se met en capacité d’apprendre encore ! 
    - Ainsi, comme le souligne Marie-Luce Verdier-Gibello (psychologue et psychothérapeute) « Il peut y avoir l’excitation de la nouveauté ou de la curiosité, mais on ne fait pas l’économie du tâtonnement… Cela aussi, il faut l’apprendre et l’apprendre très tôt. »
    - En d’autres termes, sans persévérance, il n’y pas d’acquisition de nouveaux savoirs. Ce goût de l’effort sera d’ailleurs d’autant plus développé que l’individu sera motivé voire passionné par la tâche à accomplir.
  2.  Mémorisation :
    -Selon Georges Chapouthier,  « il n’existe pas de définition absolue de l’apprentissage, mais l’on s’accorde pour dire  qu’il s’agit d’un processus par lequel un individu enregistre les éléments de son environnement qui modifieront son comportement ultérieur ; la mémoire est l’ensemble des éléments enregistrés ».
    -Jean-Luc Velay (chercheur au CNRS, à l’institut des neurosciences physiologiques et cognitives à Marseille) précise encore que « S’il s’agit d’une information déjà reçue, les neurones touchés vont, semble-t-il, transmettre automatiquement des impulsions au réseau activé la première fois. Des expériences en laboratoire montrent que la stimulation répétée d’une voie nerveuse entraîne une réponse des neurones plus forte et plus rapide que lors d’une stimulation  antérieure unique ». Une découverte qui confirme, que l’apprentissage est d’autant plus évident qu’il repose sur le souvenir d’une expérience antérieure.
    - Cette mémorisation est la condition de la réussite des enfants à l’école. « On pense à tort qu’il n’est pas important d’avoir une bonne mémoire quand on est intelligent. Or, il n’est pas de personne intelligente sans bonne mémoire, insiste Georges Chapouthier. Une mémoire très entraînée, comme en ont les jeunes et les étudiants, permet d’apprendre plus et plus vite.
  3. Consolidation du savoir :
    - La résolution d’un problème grâce à l’enregistrement d’une  nouvelle connaissance va permettre à l’individu de rebondir vers un autre questionnement. Cette mise en relation est primordiale car elle permet de consolider la mémorisation des acquis.
     - L’apprentissage est donc évolutif car l’interrogation définissant le niveau du développement intellectuel de chacun, encourage forcément l’individu à en savoir toujours plus. Cette soif du savoir sera d’ailleurs d’autant plus importante que la curiosité sera suscitée par l’environnement culturel.

Les étudiants qui réussissent bien ont généralement les qualités suivantes :

  1. Ils connaissent un grand nombre de stratégies d’étude et d’apprentissage.
  2. Ils savent pourquoi ces stratégies sont importantes et quand les appliquer.
  3. Ils sélectionnent et gèrent habilement ces stratégies, sont très réfléchis et planifient leurs activités.
  4. Ils voient l’intelligence comme une capacité qu’on peut développer.
  5. Ils croient à l’importance d’un effort déployé avec soin.
  6. Ils sont motivés intrinsèquement, sont orientés vers la tâche et visent à la maîtriser.
  7. Ils ne craignent pas les échecs - en fait, ils réalisent que les échecs sont essentiels au succès; par conséquent, ils ne sont pas anxieux à propos des tests mais les voient plutôt comme une opportunité d’apprentissage.
  8. Ils ont des images concrètes et multiples de leur devenir possible dans un futur proche et lointain, autant ceux qui sont craints que ceux qui sont souhaités.
  9. Ils connaissent beaucoup de choses sur beaucoup de sujets et ont un accès rapide à ces connaissances.
  10. Ils ont été supportés dans le développement de ces qualités par leurs parents, l’école et la société en général.

Pour actualiser son potentiel intellectuel, on doit viser trois objectifs :

  1. Enrichir ses connaissances sur l’apprentissage en général et sur soi-même comme apprenant; enrichir ses connaissances sur les exigences particulières des tâches d’études de niveau universitaire; enrichir ses connaissances sur les stratégies requises pour les réussir.
  2. Apprendre à mieux gérer sa motivation pour les études en général et pour chaque travail en particulier, en développant ses habiletés à se fixer des buts précis et réalistes, à gérer ses attentes, ses attitudes, son stress et son impulsivité.

Pourquoi s'intéresser aux stratégies d'apprentissage ?

Trois raisons principales justifient l'importance que l'on doit accorder aux stratégies d'apprentissage. Des chercheurs, dont Weinstein (1994), ont démontré que les apprenants qui réussissent bien leurs cours sont ceux qui utilisent des stratégies d'apprentissage efficaces pour accomplir avec succès les différentes activités qui leur sont proposées.

Une autre raison réside dans le fait que les apprenants doivent faire preuve d'autonomie dans leurs apprentissages. Or, pour atteindre ce niveau d'autonomie, ils doivent connaître et utiliser à bon escient des stratégies d'apprentissage qui leur permettent d'acquérir les connaissances et les compétences sur lesquelles portent les études collégiales.

Enfin, il importe de noter que les stratégies d'apprentissage acquises par les apprenants leur seront utiles pour apprendre tout au long de leur vie. Cela vaut, d'une part, pour ceux qui poursuivent leurs études à l'ordre universitaire et, d'autre part, pour les apprenants qui s'intègrent au marché du travail et qui auront en main les moyens de se recycler ou de se perfectionner.

Les stratégies d’apprentissage

Les stratégies d’apprentissage est Ensemble d'opérations et de ressources pédagogiques, planifié par le sujet dans le but de favoriser au mieux l'atteinte d'objectifs dans une situation pédagogique. -Legendre-

* Types de stratégies d’apprentissage :

1 - Stratégies cognitives ou les techniques de mémorisation

Ce sont les comportements qui facilitent le processus d'encodage de l'information.

On entend par Encodage le "processus qui transforme un événement ou un fait en une

trace mnésique"( Tulving 1983).

La trace mnésique doit avoir du sens pour être durable. La mémorisation n'est pas spontanée ; il y a toujours un effort, volontaire ou subi, dans un acte de mémorisation, mais il faut que cette volonté s'exprime en comportements qui facilitent le processus d'encodage de l'information.

La formation d'une trace mnésique en mémoire à long terme apparaît comme un résultat du traitement de l'information et ne nécessite pas de stratégies intentionnelles de mémorisation.

ü   L'association et la répétition : Ce sont les deux incontournables techniques de base.

- L'importance de l'association (faire des liens entre les réseaux de connaissances) ressort de ce qui précède. Dans toute la mesure du possible il faut mémoriser dans les divers registres de la mémoire, donc associer le fait dominant à d'autres qui peuvent aider à le mémoriser.

-La répétition est indispensable. Elle seule permet de garder dans un souvenir les caractères originaux d'un fait, de données. L'affectivité, qui joue un grand rôle dans un souvenir, est aussi source de déformations ; pour mémoriser avec précision il faut répéter inlassablement. Cette répétition peut être volontaire, organisée, planifiée, c'est celle de l'étudiant, de l'enseignant, du professionnel. Elle peut être involontaire, spontanée, c'est le rabâchage des fâcheux ou de ceux qui ont subi un malheur. A côté de l'association et de la répétition, il y a des techniques de mémorisation propres aux différentes mémoires.

  •  Les techniques de mémorisation en mémoire déclarative.

On oppose l'apprentissage machinal, acquisition "non réfléchie" de données, à l'apprentissage significatif qui privilégie la compréhension et l'intégration au réseau de connaissances. Les connaissances acquises par l'apprentissage machinal sont labiles alors que celles acquises par l'apprentissage significatif sont plus durables

  •  Les techniques de mémorisation en mémoire procédurale.

-La répétition est la technique essentielle. Concertistes, jongleurs, prestidigitateurs, chirurgiens, grands sportifs, atteignent leur haut niveau de performance en répétant inlassablement les mêmes gestes.

Certains gestes n'ont qu'un sens symbolique : la connaissance de la signification de tels gestes contribue à les mémoriser.

Certains gestes n'atteignent leur perfection que s'ils sont associés à l'émotion qu'ils doivent exprimer, c'est la cas du travail des artistes.

Beaucoup de gestes sont associés à une mémorisation de procédures en mémoire sémantique… et pour le moment du moins on n'en a la preuve que chez l'homme. Le dressage de singes à effectuer des actions complexes ne s'accompagne pas de "déclarations" susceptibles de décrire la procédure.

  •  Les techniques de mémorisation en mémoire sensorielle.

Les mémoires sensorielles se forgent : il suffit d'évoquer les physionomistes, les "nez", les dégustateurs. L'entraînement… c'est la répétition.

  •  Les techniques de mémorisation en mémoire émotionnelle.

Plus que de techniques de mémorisation il faut évoquer ici l'opportunité d'associer des caractères émotionnels à ce qu'on doit mémoriser, à leur donner une valeur "épisodique" personnelle.

2 - Les stratégies de planification et de gestion des ressources

Elles permettent d'établir les meilleures conditions d'efficacité pour acquérir des connaissances.

La planificationconsiste à

- se fixer des buts réalistes

- prévoir les étapes à suivre

- planifier son temps de façon réaliste (estimer justement le travail à faire)

*Les stratégies d'organisation et gestion des ressources matérielles et l'environnement consistent à :

- identifier les matériels et ressources disponibles et appropriés

- les gérer de façon efficace et adaptée à ses besoins

- savoir varier les lieux de travail et les aménager pour en tirer bénéfice.

* La stratégie pour bénéficier des ressources humaines disponibles est d'identifier les personnes ressources disponibles et de savoir solliciter leur aide.

3 - Les stratégies affectives

Elles permettent de contrôler les sentiments et émotions pendant l'apprentissage, de créer le climat psychologique le plus favorable.

*Les stratégies pour établir et maintenir la motivation sont

- établir des objectifs personnels de performance

- mettre en place un système de récompense (si pour certains la récompense est d'atteindre le but fixé, d'autres prévoient des récompenses intermédiaires).

* Les stratégies pour maintenir la concentration sont

- créer un climat favorable de travail,

- aménager des moments de détente,

- éliminer les distractions extérieures… mais il est bien difficile de contrôler le vagabondage de l'esprit.

* Stratégies pour contrôler son anxiété

- identifier et utiliser des techniques de relaxation ou de réduction du stress.

4 - Stratégies métacognitives

La métacognition est l'aptitude à prendre conscience de ses capacités et des résultats de ses actions, de porter un jugement sur soi-même, de réguler ses actions.

* Les stratégies de contrôlepermettent de :

- savoir ce qu'on fait (apprentissage machinal ou significatif, de bas ou bon niveau)

- estimer ses progrès

- évaluer l'efficacité de son travail

- estimer ses chances de réussite

* La régulationconsiste à savoir modifier sa stratégie en tenant compte de

- sa capacité de travail

- son temps de travail

- sa vitesse de travail.

5 - Stratégie d'économie des efforts, stratégie pour acquérir des compétences.

Chez l'adulte rodé à apprendre on peut entendre par stratégie d'ensemble les combinaisons de stratégie qu'il décide de mettre en jeu lors d'un apprentissage.

La stratégie est d'abord initiée par les motivations, ensuite fortement influencée par l'intérêt éprouvé par ce qu'il faut apprendre.

On peut opposer deux grandes stratégies générales:

- la stratégie d'économie des efforts, c'est-à-dire de travailler pour simplement acquérir les connaissances nécessaires pour réussir un examen ou un concours.

- la stratégie pour acquérir durablement des connaissances ou des compétences.

  •  Stratégie pour réussir un examen

Si la matière intéresse on peut ne pas ménager ses efforts et par plaisir en faire plus que nécessaire ; sans l'expliciter on développe volontiers une stratégie de mémorisation durable.

Si tel n'est pas le cas on développe une stratégie d'économie des efforts visant à mémoriser pour le temps nécessaire de l'examen les connaissances demandées. Plus on est rodé aux examens plus on sait estimer les probabilités pour que des sujets "tombent" (d'où une gestion des impasses), prendre en compte les coefficients.

Dans les épreuves où les notes obtenues dans différentes disciplines sont globalisées, on apprend rapidement à peser les avantages et inconvénients de compenser les mauvaises notes obtenues aux unes par les bonnes des autres.

  •  Stratégie pour réussir un concours

Un concours fait développer une stratégie de mémorisation des connaissances jusqu'au jour J. Si les modalités sont claires et le champ des questions attendues relativement délimité le bachotage paie plus que l'approfondissement. Une absence de délimitation des sujets possibles (type épreuve de connaissances générales) incite à acquérir le plus de connaissances superficielles dans divers domaines pour "ne pas rester sec". De la préparation de telles épreuves on ne garde que la technique de travail.

  •  Stratégie d'acquisition durable de connaissances et de compétences

Il s'agit d'un travail de fond associant :

- un encodage régulier de données ayant un sens,

- des répétitions régulières à un rythme qui doit être trouvé par chacun pour chaque matière qu'il doit mémoriser,

- l'établissement de liens entre différents réseaux de connaissance.

Il est possible de résumer ces types de stratégies dans le tableau suivant :

LES CATÉGORIES DE STRATÉGIES D’APPRENTISSAGE

 Catégories d stratégies d’apprentissage

Définitions des Catégories

* Stratégies Affectives

 

Contrôle du langage interne

Stratégies de gestion du stress

Contrôle de l’impulsivité

Stratégies d’auto motivation

 

Toute stratégie servant à la régulation et au contrôle des émotions, des sentiments ou des attitudes à l’égard de l’apprentissage

Stratégies de gestion des ressources

 

Stratégies de planification et gestion du temps

Stratégies de concentration

Stratégies de mémorisation

Recours aux ressources humaines

Toute stratégie servant à la planification, à la régulation, au contrôle et à l’évaluation des ressources internes et externes nécessaires à l’apprentissage.

Stratégies cognitives

 

            Stratégies d’observation

            Stratégies de résolution

            Stratégies de réponse

 

Toute stratégie servant à la planification, à la régulation, au contrôle et à l’évaluation des processus cognitifs nécessaires à l’apprentissage.

 

Quelques obstacles à l’acquisition de nouvelles stratégies

1.       La compétition avec des habitudes déjà en place, moins efficaces mais solidement implantées. D’une part, quand une stratégie est nouvelle pour la personne, elle requiert plus d’efforts de sa part pour l’utiliser correctement que des routines familières. D’autre part, les liens en mémoire entre les anciennes habitudes et les situations sont plus nombreux donc plus facilement accessibles.

2.  l’apprentissage d’une nouvelle stratégie n’engendre pas automatiquement la connaissance pour l’adapter à son usage intensif dans une variété de contextes (transfert). Les apprenants novices ont besoin, en plus de la connaissance et de la pratique des stratégies d’apprentissage, d’une information spécifique sur les conditions d’application de ces stratégies à différentes disciplines et tâches d’apprentissage.

 Il semble, entre autres choses, que l’utilisation prolongée d’une stratégie dépende de l’aisance avec laquelle elle a pu être appliquée au moment de son acquisition et de sa pratique initiale. L’utilisation fréquente d’une stratégie dans des tâches variées, nouvelles et suffisamment complexes pour solliciter l’attention consciente est le meilleur moyen pour assurer son transfert et son maintien. Paradoxalement, l'exercice de stratégies dans une tâche très spécifique, au contenu délimité, est susceptible de promouvoir sa généralisation, alors que l'enseignement didactique des mêmes stratégies sous une forme plus abstraite et générale échouera probablement à obtenir une telle généralisation.

 

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