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Techniques de communication

Techniques de communication

Relation enseignant enseigné

      Si l'enseignant parle alors que l'enseigné écoute et prend des notes, ce n'est pas une véritable situation de communication. Il s'agit plutôt d'une situation d'information. L'enseignant avance de leçon en leçon sans vérifier si l'enseigné a compris. C'est de cette façon que l'échec de l'enseigné peut avoir lieu. Il faut qu'il y ait retour possible du message sur l'enseignant. Chaque classe, qui est constituée d'individus uniques, connaîtra des phénomènes relationnels différents. On apprend beaucoup hors de l'école par les médias, les associations, les voyages. Il peut y avoir des divergences entre ce savoir et celui acquis à l'école. L'impact des familles est également important car elles sont de plus en plus amenées à participer à la vie scolaire. L'intervention familiale constitue une dynamique externe qui va faciliter ou freiner les relations dans l'établissement et la classe.

Interactions

      Lorsque l'on cherche à expliquer un phénomène on le simplifie souvent. L'enseignant et l'enseigné sont à la fois émetteur et récepteur. Lors d'une opération de codage, l'émetteur a un message à faire passer. Puisque la communication n'est pas que verbale, il doit choisir un code. Il faut également choisir un canal pour savoir ce qui va servir de support à la communication. Chez le récepteur, l'opération de décodage peut avoir lieu de trois manières différentes : 1) Le message est compris. Pour qu'il y ait compréhension, il faut quil y ait assimilation. Le récepteur doit pouvoir retransmettre le message qu'il reçoit avec son propre vocabulaire. 2) On entend le message, on le comprend, mais on risque de l'oublier très vite. 3) Le récepteur n'arrive pas à assimiler. Cela peut entraîner une situation d'échec. Il peut y avoir un décalage entre le codage et le décodage car on peut généraliser, simplifier, interpréter un message. Plus le signifiant sera abstrait, plus le décalage dans l'opération de décodage sera important. Plusieurs dimensions peuvent être prises en compte dans la communication.

  • La dimension physique, physiologique et matérielle : chaque fois que l'on communique, on le fait d'abord avec son corps. Il peut y avoir ce qu'on appelle un phénomène de halo, lorsque l'on met une étiquette sur une personne la première fois qu'on la voit, en jugeant son apparence.
  • La dimension intellectuelle : le type de structure mentale est différent selon les connaissances que nous avons accumulées, selon notre formation et notre déformation.
  • La dimension idéologique : elle concerne le type d'éducation que l'on a reçue. On a imité certains comportements, on a adopté des systèmes de valeur.
  • La dimension psychologique : elle concerne ce qui est lié à la personnalité. C'est une structure psychique.
  • La dimension sociale : elle concerne la façon dont la personne s'intègre dans les groupes. La communication est un moment unique, qui ne sera jamais identique. Elle ne se renouvellera plus car nous évoluons. Il n'y a pas de communication verbale sans un langage du corps, qui est alors un paralangage. Nous communiquons plus que nous le voudrions parce que nous disons des choses malgré nous. Nous recevons également plus que nous ne pensons recevoir.

      Il y a des caractéristiques physiques et physiologiques au niveau de l'émetteur et du récepteur. La communication peut être favorisée ou freinée par les caractéristiques de l'environnement. Il n'y a jamais de communication verbale pure. Il y a toujours une approche physique (regards, gestes, vêtements...). L'apparence corporelle (stature, morphologie, traits du visage, stéréotype) est présente dans la communication.

L'apparence corporelle

      Les études morpho-psychologues, qui concernent l'apparence corporelle, sont très anciennes. La morpho-psychologie étudie la typologie (tendances psychologiques) à partir de l'observation de la stature. Elle est toutefois dangereuse, car certaines impressions sont enregistrées sans être analysées. Ces dernières ont une influence sur la communication qui peut être facilitée ou faussée. Ce qui frappe une personne en premier lieu c'est le regard. Il est important car il sert de canal mais aussi de signal car il se charge de sens. Le regard est quelque chose de culturel. Il n'aura pas la même signification selon la culture du pays. Le regard est aussi sexué, car son code n'est pas le même pour les hommes que pour les femmes. Le regard est de plus courte durée chez les hommes que chez les femmes. Il en est de même dans le domaine hiérarchique où les cadres ont un regard plus soutenu que les subordonnés. Au niveau du visage nous distinguons aussi l'expression du sourire qui, à travers diverses moues, permet la communication.

 

Les attributs

      On distingue des codes personnels et sociaux. Par les vêtements et les objets, une personne va montrer son originalité, ses goûts, l'adoption d'une certaine mode ou simplement sa profession. Dans la coiffure et le maquillage il y a un jeu de communication car nous montrons aux autres certaines facettes de nous-mêmes.

 

La gestuologie

      Nous avons à faire à des codes secrets et complexes qui ne sont pas écrits mais connus. Ce genre de communication se fait de façon intuitive.

 

      Nous communiquons en occupant l'espace. Selon le type de communication que nous souhaitons entretenir, les personnes sont plus ou moins proches l'une de l'autre. On distingue différentes zones :

  • Zone intime ou affective : avant-bras replié.
  • Zone personnelle : deux avant-bras repliés.
  • Zone sociale : deux bras allongés.
  • Zone publique : au-delà des deux avant-bras allongés.

      C'est ce qui se rapporte à notre façon d'entrer en contact avec les choses, de prendre appui sur les choses, de marcher. Il est très intéressant d'analyser la démarche car elle nous donne des informations sur la personnalité et sur l'état mental.

      Les postures à étudier sont celles du buste, du tronc, des bras et des jambes. Concernant ces deux dernières, on remarque des postures de retrait, mais aussi des postures d'avance qui permettent une bonne communication.

      Les gestes sont des mouvements visibles. Les mimiques sont moins perceptibles et moins contrôlables. Les mains représentent l'élément le plus important dans la communication de gestes qui peuvent renforcer ou contredire un discours. Les gestes positifs sont des gestes d'ouverture à la communication. Ils sont en général arrondis, à l'horizontale, souples, les doigts ouverts non crispés, et les paumes des mains turnées vers le ciel. Les gestes négatifs sont en général à la verticale, rapides, saccadés, accompagnés de frustration exprimée par les poings fermés et les doigts repliés. Les mimiques correspondent à tout ce qui est plus fin, comme les traits d'expression du visage que l'on maîtrise moins facilement que les gestes : mimiques de dégoût, pincement des lèvres, brillance du regard. En général, les émotions sont bien reconnues grâce aux mimiques : la colère, la peur, la joie, la tristesse. Il existe trois sortes de micro-mouvements :

  • Micro-mouvement de régulation agressive : pour contrôler et refouler son agressivité (mordiller les lèvres, s'enfoncer les ongles dans les mains).
  • Micro-mouvement de régulation affective : pour s'apaiser de façon affective (se passer la main dans les cheveux, se passer la main sur le visage).
  • Micro-mouvement de régulation attentive : pour rester attentif (les élèves dessinent dans les marges de leur feuille, ils balancent leurs jambent, le professeur tient une craie).

      La communication est une confrontation sur le plan physique et intellectuel. La façons dont nous communiquons dépend de notre personnalité. Celle-ci va se nuancer en fonction de notre éducation et des expériences que nous vivons. La personnalité peut être transformée par des facteurs physiques, des remises en question ou des maladies. Pour établir un profil de personnalité, on définit plusieurs tendances :

  • Contrainte, sérieux : quand des personnes commencent quelque chose, elles tiennent à aller jusqu'au bout. Certaines peuvent s'emballer pour une chose, mais être bloquées devant une difficulté.
  • Domination/soumission : les personnes dominatrices aiment diriger et avoir des responsabilités. D'autres sont plus effacées et n'aiment pas se mettre en avant.
  • Sociabilité : plus une personne est sociable, plus elle pourra communiquer. Certains ont besoin des autres et ne peuvent pas rester seuls. D'autres évitent les contacts sociaux, préfèrent être seuls, ou seulement avec une ou deux personnes.
  • Stabilité émotionnelle : des personnes sont toujours d'humeur égale. D'autres peuvent passer d'un état à un autre très vite. C'est un comportement en dents de scie.
  • Objectivité : certains se font une carapace et rien ne peut les atteindre, ce qui peut couper la communication. D'autres sont hypersensibles et se laissent guider par l'affectivité, les sentiments.
  • Tolérance : lorsque l'on est trop tolérant, on peut se laisser envahir par les autres. Si l'on est intolérant, on est très critique et toujours sur ses gardes.
  • Extraversion/introversion : les personnes extraverties sont tournées vers le concret, l'acitivté, et peuvent ne pas aimer ceux qui philosophent ou font de la psychologie. Les personnes introverties sont attirées par la méditation, l'observation, l'analyse. Elles ne se contentent pas de l'aspect superficiel des choses. Généralement, les femmes sont plus introverties que les hommes.

      De la 6e à la terminale, l'emploi du temps ne varie pas beaucoup. On fonctionne sur le même modèle, alors que les enfants n'ont pas le même rythme biologique. Les mauvaises performances scolaires sont souvent liées à un rythme inadapté. Il faudrait plus penser à la motivation des élèves. La journée devrait être utilisée de la manière suivante :

  • le matin devrait être consacré à l'apprentissage des matières difficiles. C'est en fin de matinée que le phénomène d'hypoglycémie est visible. Il y a une chute de l'attention et un manque de concentration.
  • le début de l'après-midi est mieux adapté à des activités manuelles et artistiques.
  • si la journée n'a pas été trop lourde, la fin de l'après-midi se prête à la mémorisation. Une leçon apprise le soir est mieux retenue car la mémoire travaille la nuit.

      Montagnier a étudié les rythmes biologiques de l'enfant et a montré qu'à 3 ans plus de 90% des enfants ont besoin de faire la sieste. Quand les enfants arrivent à l'école à 14h, le moment de la sieste est déjà passé. S'ils n'ont pas fait la sieste pendant la journée, ils auront du mal à s'endormir le soir. 10% d'enfants ne sont pas des dormeurs. A 5 ans, 80% sont somnolents au moment de la sieste. A 6 ans, 80% sont somnolents en début d'après-midi. On pourrait proposer des cours de 9h à 11h30, pour reprendre à 15h, pour que l'organisation de la journée respecte les rythmes biologiques. Le repas de midi est souvent déséquilibré. S'il est copieux, les enfants ont sommeil à 14h. Quand ils mangent à la cantine, ce n'est pas un moment de détente car le repas est pris de façon déséquilibrée et il y a beaucoup de bruit. De nombreux échecs scolaires sont dûs au manque de sommeil. Le Dr Poulizac a étudié 3074 enfants âgés de 7 à 8 ans. Il a montré qu'il y avait un pourcentage de retard scolaire cinq fois plus élevé chez ceux qui dormaient 8 à 9 heures par nuit, que chez ceux qui dormaient plus. Tous les enfants n'ont pas besoin du même nombre d'heures de sommeil. Le temps de repos psychologiquement indispensable est de 11 heures pour des enfants de 6 ans, 10 heures pour des enfants entre 10 et 12 ans, 9 heures pour des jeunes de 16 ans. Le manque de sommeil peut entraîner des troubles de croissance, d'appétit, de comportement. Selon les matières et les âges, les possibilités d'attention ne sont pas les mêmes. Pour un adulte, l'activité cérébrale chute toutes les 40 minutes pendant quelques centaines de secondes. Plus on avance dans la journée, plus les périodes d'attention vont se raccourcir. En maternelle, les enfants changent rapidement d'activité. Ils ne peuvent pas se concentrer longtemps sur quelque chose. Au CP, un écolier ne peut maintenir son attention plus de 30 minutes, et un enfant de 9/10 ans, plus de 40 minutes. A partir du collège, le temps maximum est de 40 minutes également. Des chercheurs américains dénoncent la maladie du zapping. Sur un temps de 25 ans, l'attention des étudiants américains passait de 40 minutes à 15/20 minutes. Les étudiants font des choix, ils ne se concentrent pas sur tout et pas longtemps. Dans la semaine, il y a des moments qui sont plus favorables que d'autres. Les moins favorables sont le lundi matin et le samedi matin. Dans le premier cas, c'est la rupture du week-end. Dans le deuxième cas, on pense au week-end. Une semaine de vacances ne suffit pas à un enfant pour récupérer. Les vacances doivent durer au moins 15 jours. Les périodes de changement de saison rendent la mémorisation et la concentration plus difficiles. Il s'agit surtout des mois de novembre, février et mai. 

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