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المشاكل النفسية

La fatigue

 

 

 

La fatigue

Marie Isabelle Murat

 

1. Qu'est-ce que la fatigue ?

2. Qu'est-ce que la dépression ?

3. Les causes et origines de la dépression.

4. L'état de la dépression ignorée.

5. Premiers symptômes comme signal d'alarme.

6. Vers quoi et vers où peut nous nous entraîner la dépression.

7. Soins et guérison de la dépression.

Conclusion

 

1. Qu'est-ce que la fatigue ?

Il existe deux types de fatigues:

  • La fatigue "aiguë" et qui est normale. Elle est ressentie logiquement après un exercice sportif, un déménagement, une longue marche, une soirée dansante etc. Elle s'estompe rapidement après un repos bien mérité.
  • La fatigue "chronique", celle qui persiste, qui est liée à des efforts journellement répétés, qui a des effets durables. Elle provoque une usure nerveuse, des douleurs dans le dos, à la nuque, parfois à l'abdomen. Elle provoque des déficiences intellectuelles, telles que des pertes de mémoire, des difficultés à se concentrer, des troubles du sommeil. Elle peut provoquer des modifications de l'humeur telles que de l'irritabilité, de l'anxiété des troubles psychosomatiques.

Le sujet ressent une impression de faiblesse et de malaise. Une diminution de l' énergie. Il se sent épuisé après un léger effort. Il ressent une incapacité d' agir. La particularité du syndrome de la fatigue chronique vient souvent d'un état infectieux précédent ou ancien. Ressentir de la fatigue est un signal d'alarme pour les défenses de l'organisme. Il est indispensable de comprendre qu'il ne faut pas négliger la fatigue et de trouver les remèdes nécessaires pour éviter la dépression, comme le repos, les diversions apaisantes, se ménager des temps bien à soi, se faire plaisir. Éviter au maximum de se stresser.

J'ouvre juste une petite parenthèse pour parler du "burn-out" et de ses états apparentés:

Ce mot très employé en Amérique désigne tout simplement "le mal-être" ou crise de la vie.

En fait le "burn-out" est l'épuisement des ressources quand tout le combustible brûlé (to burn) complète (out).

<< Au-delà de la fatigue, de certains états anxieux et dépressifs, de légers troubles d' adaptation, qui sont notre lot quotidien, le "burn-out" est une forme plus aiguë de mal-être qu'on rencontre surtout chez ceux qui remplissent une fonction d'encadrement dans la société ou qui jouent un rôle d'intervenant, souvent même parmi les plus productifs.

Il se traduit par un état d'épuisement physique et psychique, causé en partie par le surmenage ou certaines conditions de travail difficiles dans un contexte physique et psychosocial exigeant, mais causé surtout par une certaine désillusion par rapport à la profession, qui se traduit par une perte d'enthousiasme au travail, un sentiment de frustration, une apathie et finit par s'étendre à la vie personnelle. (Jacques Languirand, Vaincre le mal-être, prévenir la dépression quotidienne et le burn-out. Éditions Albin Michel)>>

Symptômes causés par la fatigue chronique.

La fatigue physique:

- Diminution de l 'énergie. Fatigue chronique. Affaiblissement. Ennui

  • Propension aux maux et aux maladies. (système de défense relativement bas). Migraines et même nausées. Tensions musculaires aux épaules et au cou , parfois accompagnées de douleurs dorsales. Souvent les habitudes alimentaires changent. De même que le poids.

La fatigue émotionnelle:

  • Sentiment de découragement, d'impuissance, de détresse.
  • Sentiment d'être coincé, comme pris au piège "l'inhibition de l'action".
  • Plus de goût à rien.
  • Parfois, accès de larmes subits et incontrôlables.

La fatigue mentale:

- Attitudes négatives, de la vie en général et de soi-même. On en vient souvent à se voir comme incompétent, incapable, inférieur.

  • Sentiment d'impuissance.
  • Souvent sur la défensive, on se découvre une froideur, une méchanceté même, dont on ne se serait pas cru capable.
  • Diminution de la conscience des qualités des autres. Ce qui conduit à se détacher des autres, à se replier sur soi.
  • Irascibilité (le fait d'être irascible, prompt à se mettre en colère), cynisme qui s'expriment parfois dans les propos.
  • Perte de motivation et d'intérêt de ce qui les entoure: indifférence pour tout.

2. Qu'est-ce que la dépression ?

La dépression est un état de grande tristesse accompagnée d'une diminution de l' énergie. Anxieux, las, découragé, l' individu ressent une incapacité d'affronter la plus bénigne difficulté. Il se sent totalement impuissant. Il a l'impression de perdre toutes ses facultés intellectuelles, que sa

mémoire se dégrade. Aussi s'arrange-t-il à ne plus prendre d'initiative. Il se sent en état d'infériorité, ce qui augmente sa mélancolie. Cela peut l'entraîner dans un espace mental qui lui semble rétrécit. Quelque soit l'importance et le degré de dépression, il est important d'avoir une aide psychologique extérieure voire médicamenteuse que nous verrons plus loin dans le chapitre soins.

<<En France d'après le sondage de l'Institut français d'opinion publique (I.F.O.P), réalisé en 1987, il y aurait six à sept millions de personnes affectées par ce syndrome. Les plus touchées sont les femmes (60 %) mariées, appartenant à la classe ouvrière et les personnes ayant un niveau d'instruction supérieur (enseignants, cadres, chefs d'entreprises), d'âge mûr (45 à 54 ans).

La dépression existe aussi chez l'enfant. Elle se manifeste, généralement, par un dérèglement de l' humeur et des troubles du comportements. (Norbert Sillamy. Dictionnaire de psychologie, éditions Larousse)>>

Louise Vandelac nomme la dépression chez la femme, la crise de conciliation, entre travail domestique et travail professionnel.

Il existe plusieurs formes de dépression.

  • La dépression mélancolique.

L'individu souffre de mélancolie, il est déchiré par des pulsions de haines et d'amour. Le sujet peut être envahi par une souffrance morale très aiguë et ressent une culpabilité. Il s'accuse d'indignité de déchéance.

  • La dépression névrotique.

L'individu se sent blessé dans son "narcissisme". Il s'estime peu, se sent frustré. Souvent dépendant dans ses relations affectives.

La dépression réactionnelle.

Un événement, un décès, un accident, une rupture sentimentale peut déclencher cette dépression.

Il est dans une attente de réparation à son mal qu'il ressent comme injuste.

<<Les états dépressifs qui s'accompagnent d'une dépréciation de soi et d'idées noires, sont à l' origine de nombreuses tentatives de suicide. (Marie Bardet. Le suicide. Éditions Milan]>>

Je ne veux en aucun cas, dresser un tableau noir, mais il est impératif de comprendre qu'une dépression est une maladie. Que cette maladie n'est pas "honteuse". Et que la prévenir vaut mieux que la guérir. C'est pour cette raison que je vais développer tout au long de cet article sur "fatigue et dépression", un certain nombre d'indices qui pourront vous éclairer plus positivement sur ce qu'est une dépression, comment la déceler ou la prévenir et enfin comment la guérir.

3. Les causes et origines de la dépression

Les causes de la dépression sont aussi diverses que tous les symptômes qui la provoquent. L'héritage génétique joue souvent un rôle important, l'environnement, les conditions de vie et les circonstances. Sans oublier les conditionnements négatifs et les blocages à un stade ou l'autre de l'évolution, sans compter le fonctionnement psychique lui-même.

Les différentes causes de dépression. (réactionnelle)

A. De manière brusque et soudaine (événement qui fait éclater les repères habituels)

  • à la suite d'un décès,
  • d'une maladie,
  • d'une séparation ou un divorce,
  • d'un accident
  • Une perte de travail,
  • Une fausse-couche

B – De manière plus sournoise, dans la durée et la lenteur. C'est-à-dire très progressivement en passant par certains des états décrits ci-dessous tels que:

- Unharcèlement moral que ce soit dans le monde du travail que familial

  • Un stress vécu de manière fréquente
  • Spasmophilie

 

Tous ces symptômes qui précèdent la dépression nerveuse proprement dite, peuvent nous y conduire s'ils ne sont pas gérés ou soignés à temps. En effet nous négligeons trop souvent ces états en nous disant qu'ils sont passagers parce que liés à une situation extérieure à nous-mêmes. Nous ne prenons pas suffisamment au sérieux leur importance. Pourtant, vécus de manière constante et répétée, ces symptômes peuvent nous entraîner au fond du gouffre.

Pour les personnes qui ne sont pas allées lire mes précédents ouvrages sur les peurs, l'anxiété, l' angoisse, sur la bonne et la mauvaise humeur, ou encore le stress, etc. Je rappelle que ces symptômes peuvent être des conflits qui remontent à l'enfance, et que le sujet exprimerait par des conversions somatiques, par des angoisses ou des phobies, par des obsessions ou encore des névroses hystériques. Ils sont liés à des émotions et des pensées personnelles, à des croyances, qui remontent à l'enfance. A des conditionnements éducatifs et à l'environnement social.

Par conséquent, la dépression se déclenche parfois au travers d'une conversion somatique d'un état physique ou psychique que celle plus profonde et initialement responsable.

Il est certain que le candidat contribue à créer son état de mal-être, le plus souvent à son insu. Bien qu'il soupçonne parfois d'être le responsable d'un processus irréversible , il préfère ne pas en prendre réellement conscience (ce qui remettrait trop de choses en question). Il transfère donc inconsciemment son problème et cette responsabilité, sur une maladie psychosomatique.

Une importance à souligner qui ne me paraît pas anodine. En effet, nous ne pouvons pas donner ces mêmes comparaisons pour les cas du paragraphe A. Les causes de dépressions étant différentes. Cependant cela n'exclut pas que certains individus peuvent, à la suite du décès d'un parent, se voir déclencher et réveiller d'anciennes douleurs jusque là enfouies et non conscientes. L'état émotionnel de dépression qu'ils éprouvent aura été simplement le facteur déclencheur qui le ramène au problème de l'enfance. A l'inverse des cas B.

o 4. L'état de dépression ignorée

Pour les dépressions ou maladies de civilisation, les facteurs psychiques sont très importants.

Dépression est un mot qui fait peur à ceux qui souffrent de véritables mal-être ou qui se sentent menacés dans leur équilibre psychique. Lorsqu'on le prononce devant eux, ils ont tendance à affirmer qu'ils se portent très bien. La dépression est en effet une expérience qu'on a tout intérêt à éviter tant qu'il en est encore temps. Pour cela il faut déjà être conscient d'être dans une phase critique vers la dépression, car c'est en refusant de l'admettre, que nous y sombrons la tête la première.

Le peu d'estime de soi est au centre de la dépression. Nous devons savoir que le mal-être est amorcé par l'insatisfaction, voire même la frustration. Prenons l'exemple d'un i ndividu qui refuse de voir son état dépressif. Il va seulement admettre qu'il traverse une crise. Ou encore qu'il vit une période difficile à cause des épreuves. Mais ignorera ou refusera d'entendre qu'il se dirige tout droit vers une dépression s'il ne tente pas d'y remédier.

Je vais tenter de démontrer schématiquement la progression lente et sournoise que peut éventuellement vivre un individu qui sombre doucement vers la dépression inconsciemment ou encore en refusant tout simplement d'admettre son état.

Notre personnage se sent depuis quelque temps, "mal dans sa peau". A son travail, cela ne se passe pas très bien avec ses supérieurs. Du coup, il remet en doute ses aptitudes à travailler , dans ses fonctions productives ou sa vocation etc.. Pour des raisons qui tiennent en partie de l'environnement et de ses attitudes, il ne trouve plus dans sa vie la satisfaction qu'il en attendait. Il en a assez ! Cela se répercute dans sa vie personnelle et affective. Il ressent une insatisfaction qui s'étend de plus en plus. De même que très souvent les nouvelles attentes qu'il entreprend dans différents domaines se résument par de nouvelles déceptions... Elles le sont d'ailleurs d'autant plus, qu'elles s'ajoutent aux attentes qu'il entretenait déjà sur le plan affectif et qui, pour la plupart du temps, sont souvent mal satisfaites. Mais il parvient jusque là, à maintenir malgré tout un certain équilibre, grâce à des stéréotypes de fonctionnements qui le sécurisent, si bien qu'il ne se rend pas vraiment compte de la situation précaire dans laquelle il se trouve sur le plan personnel.

Pourtant la lassitude grandit. Il ressent une fatigue permanente. Il a moins envie de sortir, il commence aussi à se lasser des soirées chez les amis. "Je suis fatigué, eh oui ! je vieillis" dira-t-il sur le ton de la plaisanterie en refusant l'invitation. Pourtant, il s' ennuie chez lui, il n'y est pas bien non plus, il tourne en rond. Il n'a rien envie de faire, "Si j'avais su, j'aurai dû y aller, je me serai peut-être moins ennuyé finalement" pense-t-il. Il décroche le téléphone. Il appelle un ami, mais très vite cet ami l'agace. En effet, ce qu'il lui raconte ne l'intéresse pas du tout, d'ailleurs il ne l'écoute même pas ! Il abrège la conversation irrité. A la télévision, rien d'intéressant, "tous des cons" se dit-il", finalement, il prend le parti de l'éteindre. Il trouve qu'il n'a finalement rien d'autre à faire que d'aller dormir. Enfin, s'il le peut ! Car depuis quelques temps son sommeil est très irrégulier et agité. Le souci au travail sans doute !

Et c'est à ce moment que la lassitude et la fatigue qu'il éprouvait jusque-là vis à vis des autres se change en une attitude cynique. Il devient agressif, hargneux. Il en vient à se dire par exemple: "après tout, tant pis, qu'ils aillent tous au diable !" L'isolement devient son lot. La perte d'estime de soi et des autres se développent.

Et c'est avec cette rationalisation que, sans s'en rendre compte, il fait régresser sa motivation du niveau des besoins psychologiques à celui des besoins matériels. Comme le dit si bien Jacques Languirand dans son livre <<En voulant s'en tenir désormais à la satisfaction des seuls besoins matériels, il ramène sa motivation à une question de survie: manger, avoir un toit....>>

Lorsqu'un ami lui dit "Bon sang, mon vieux, regardes-toi, tu fais une dépression !". Il se met en colère.

"Moi ! Faire une dépression ? Tu rigoles ! je traverse un sale moment c'est tout ! Oh, là ! tout de suite les grands mots !".

Pourtant l'ami a vu juste, car non seulement il risque de perdre son travail, mais aussi de reporter son "mal-être" et tous ses échecs successifs sur une maladie somatique, qu'il aura développée, comme par exemple, spasmophilie ou tétanie. Pourtant pas une seconde il ne lui viendra à l'idée que cela peut venir de lui. Il lui faudra un ou des responsables extérieurs à lui-même.

Or la victime, (puisque c'est ainsi qu'il se sent), a beau prétendre qu'il va désormais se contenter de la satisfaction des besoins du niveau primaire, il se leurre. Il fait semblant de le croire, il va même parfois jusqu'à l'affirmer sur un ton désabusé et provocateur, mais la vérité est qu'il souffre. C'est au contraire, un être dont les vrais besoins se trouvent au-delà du primaire. Ils se situent au niveau des besoins secondaires et il cherche à satisfaire des besoins psychologiques. Autrement dit, l'estime de soi est le principal moteur de sa vie. Il éprouve même, consciemment ou inconsciemment, un besoin impérieux de dépassement. Il ressent donc une réelle insatisfaction en son for intérieur. Il sera convaincu que la vie l'a trahi. Il se piège donc lui-même.

D'où l'importance d'entreprendre une démarche en fonction de la cohérence et du raisonnement. D'une part, à travers une remise en question de ses propres attentes et de ses réels besoins et d'autre part, de tenir compte de ses pensées et de ses émotions. Il peut également se faire aider par thérapie. Car c'est par le renouvellement de son explication du monde et du sens qu'il donne à sa vie qu'il peut se défaire de ses anciens conditionnements, de ses attentes déçues et pouvoir ainsi, réajuster ses comportements et son fonctionnement de pensées. Ceci, dans une perspective de redéfinir sa véritable personnalité et y trouver son équilibre.

5. Premiers symptômes comme signaux d'alarme

Nous pouvons tenter de reconstituer tout ce qui peut nous alerter, sans pour autant que cela soit déjà la dépression, mais qui signale le danger.

Lorsqu'on éprouve de la fatigue chronique, aussi bien mentale que physique ou émotionnelle. (voir descriptions au paragraphe 1 sur la fatigue)

Lorsqu'on commence à ressentir une insatisfaction, de soi et des autres.

Lorsqu'on devient irritable, agressif vis à vis d'autrui sans de véritables raisons.

Lorsqu'on sentait sa vie remplie jusqu'ici et qu'elle nous paraît si vide à présent.

Lorsqu'on se sent tout à coup débordé par les conditions et les circonstances de sa propre vie.

Lorsqu'on commence à avoir des maladies psychosomatiques. Il faut savoir que la somatisation est un processus par lequel une souffrance psychique "prend corps" et développe des symptômes. (voir la description au paragraphe 3, les causes de la dépression)

Lorsqu'on vient de subir un événement émotionnel très fort, provoquant un traumatisme psychique.

Lorsqu'on se sent des tendances "suicidaires".

Lorsqu'on n'a plus le goût de rien. (voire désabusé)

Lorsqu'on ressent de l'indifférence à tout et envers tout le monde .

Lorsqu'on fait un repli sur soi. (non habituel pour certains tempéraments)

Lorsqu'on éprouve des angoisses.

Ces symptômes vécus au quotidien, sans trouver le moyen d'y remédier ou de les comprendre, ne font qu'amplifier le mal au point d'en arriver à faire une dépression. Ces états sont des signaux et il faut les prendre sérieusement en compte. Et tenter d'y remédier. Un médecin généraliste saura vous orienter vers un spécialiste si besoin est. Cependant il ne faut pas généraliser. Tout le monde ne fait pas systématiquement une dépression rassurez-vous !

Lorsqu'on lit les livres sur la psychologie, la psychanalyse ou la psychiatrie, on a tous tendance à se reconnaître dans certains comportements ou symptômes. D'autre part, les mots et termes du vocabulaire très professionnels et techniques pour exprimer certains cas, ne sont pas toujours très compréhensibles pour beaucoup d'entre nous. Ils peuvent inquiéter plutôt que rassurer parce que mal compris. Le lecteur pourrait en faire une mauvaise interprétation et une mauvaise analyse.

Cependant, je ne fais, en aucun cas, procès à ces lectures ni à leurs auteurs, je ne me le permettrais pas, d'autant que j'y puise parfois certaines informations pour vous écrire, simplement, je tente de trouver les mots, termes et langage adaptés à tout le monde . Car ces lectures, pour beaucoup d'ouvrages tout au moins, ne s'adressent qu'à un public averti. Ce qui frustre l'autre moitié de la population.

Les médecins ont plusieurs appellations pour nommer différents syndromes.

Cependant je tiens à rassurer les lecteurs, de tous ces syndromes

  • Névroses hystériques (l'angoisse est convertie en manifestations physiques)

<<la personnalité hystérique se caractérise par le théâtralisme, la mythomanie, la dépendance affective avec suggestibilité et inconsistance du moi. (Dr Henri Rubinstein)>>

  • Névrose d'angoisse
  • Dystonie neurovégétative (ou vagosympathique).

<<Représente une tentative d'explication biologique de la genèse des symptômes. Elle fait intervenir l'équilibre plus ou moins précaire du système nerveux autonome.(Dr Henri Rubinstein, page 132. La dépression masquée, éditions J.C Lattès)>>

  • Stress (maladie des civilisations modernes. Il est du à une mauvaise adaptation au changement et aux agressions psycho-émotionnelles.)
  • Spasmophilie (hyperexcitabilité neuro-musculaire (muscle et organes). Les troubles peuvent apparaître chez des sujets qui ne présentent pas d'humeur dépressive et qui, bien souvent, refusent l'idée même de dépression.). Le Docteur Rubinstein estime qu'il existe une véritable filiation entre le syndrome spasmophile et la dépression masquée. Page 134. La dépression masquée).
  • Fibromyalgie (rhumatismes mal localisés se situant dans 6 à 9 zones du corps)
  • Attaques de panique (problèmes de l'anxiété sous un angle biologique et non plus exclusivement psychologique)
  • Syndrome de fatigue chronique (état pathologique de longue durée)

o 6. Vers quoi et vers où peut nous entraîner la dépression ?

  • Vers des maladies multiples. Ce qu'on appelle dans le jargon médical des maladies psychosomatiques. C'est à dire qu'il faut soigner à la fois le corps et l'esprit.

Celui qui n'accepte pas les faiblesses d'ordre psychique ou qui ne veut pas les reconnaître a souvent tendance à somatiser bien plus que les autres, car il exprime au plan physique, dans son corps, toutes ses difficultés psychiques. Il risque de tomber malade.

Il faut faire une distinction entre deux phénomènes de somatisations. Bon nombre de personnes somatisent, j'avoue avoir la mienne ! Chacun à sa "petite somatisation" propre à lui-même liée à une situation gênante, une contrariété ou émotion précise. Cette somatisation est liée à son propre fonctionnement de pensées, d'éducation ou d'environnement. Elle peut se traduire par différents endroits du corps. Cela peut être un blocage, de la constipation ou diarrhées, des maux de ventre, en passant par des brûlures d'estomacs, des vomissements, ou irruptions cutanées, des rougeurs, des migraines, des tremblements, ainsi que le stress etc. Mais elles ne sont pas vécues de manière constante. Elles disparaissent vite, puis reviennent de temps à autres à chaque problème difficile rencontré. Mais si cela se reproduit trop souvent, des lésions organiques peuvent survenir. Il ne faut donc pas négliger "ces petites somatisations". Il faut savoir et surtout être conscients que nous somatisons et que la cause est d' origine psychique ! En travaillant sur nous-mêmes nous arriverons peut-être à les dominer et les surmonter.

D'autres psychosomatisations plus graves, plus longues et difficiles à soigner:

Système digestif (ulcère, colite)

Endocrinien (hyperthyroïdie, diabète)

Génito-urinaire (impuissance, énurésie)

Cardiovasculaire (infarctus du myocarde)

Respiratoire (asthme, tuberculose pulmonaire)

Peau (eczéma, psoriasis)

Ne pas oublier la spasmophilie, tétanie, tachycardie, et fortes angoisses etc. En effet je ne peux les nommer toutes, mais il faut quand même savoir que le pourcentage des maladies psychosomatiques est énorme.

Chaque état émotionnel active un processus neurovégétatif qui est produit souvent par le stress.

J'aimerai juste dire que de prendre conscience de son corps est déjà un pas vers une éventuelle présence concrète et consciente d'exister. D'être quelqu'un à part entière. Car par exemple, si je sens la présence de mon corps qui m'entoure, Moi. Et si Moi je me sens dans mon corps, c'est que je prends réellement conscience de mon existence. Je suis mon corps et mon corps est moi.

Si je précise cela c'est que souvent nous ne nous identifions pas toujours l'un avec l'autre ou l'un dans l'autre. Celui qui se sent très mal, en oubli son corps. Il ne pense qu'à ce qu'il ressent, qu'à ce qui se passe dans sa tête. Il néglige son corps. Si bien qu'il se sent inconsciemment coupé de lui-même. Si la tête a la faculté de tricher, le corps, lui, ne le peut pas. Il est le reflet de ce que nous sommes au plus profond et de ce que nous pensons. Réellement, si nous prenons totalement conscience de notre corps ne serait-ce que par le toucher, qui est un des sens le plus important, c'est la peau que nous commencerions à sentir, celle qui enveloppe notre corps. La peau forme une véritable interaction entre elle et notre moi.

<<La peau est ce qu'il y a de plus profond dans l'être". Paul Valéry.>>

J'insiste, car à travers le toucher de la peau, c'est le plus profond de nous même que nous atteignons.

Pourquoi nous parler de peau ? Penserez-vous ! Et que cela vient-il faire dans la somatisation ?

Justement ! Si j'en parle, c'est que la caresse est un excellent moyen de prendre conscience de son corps, c'est le soulager, c'est lui faire du bien, c'est l'aider à guérir par de l' amour. L'aider à se guérir des somatisations ! La caresse pénètre et va jusqu'à atteindre notre esprit. Se faire caresser par quelqu'un, caresser soi-même quelqu'un ou encore se caresser soi-même ou ensemble, n'est pas différent. Ces bénéfiques solutions amènent à notre conscience d'être et de notre être profond intérieur.

  • Vers le suicide ou tentative de suicide. (TS)

Suicide vient du mot latin "sui" qui veut "dire de soi". Et "caedere" qui veut dire "tuer". Il est apparu il y a seulement un peu plus de deux cents ans. C'est dans "Supplément du Dictionnaire de Trévoux", publié en 1752, que l'abbé Desfontaines l'emploie le premier. Bien avant on utilisait le terme "meurtre de soi-même". D'autre termes de nos jours, sont employés par certains pour exprimer le suicide: se donner la mort, mettre fin à ses jours, se supprimer, se détruire, ou encore mort volontaire.

Depuis l'antiquité, jusqu'à nos jours, beaucoup d'hommes et de femmes ont choisi de mourir plutôt que de vivre. Les raisons peuvent être d'ordre:

  • altruiste (se sacrifier à des fins sociales),
  • égoïste (insatisfaction, désespoir, affaiblissement des normes sociales),
  • anomique (transformation brutale, crise économique, pertes des principaux repères et valeurs).

On compte 1 200 suicides par 24 h dans le monde. Et que pendant ce temps 8 500 autres, font une tentative de suicide. Statistiques établies par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

Il y a bien sûr, beaucoup à dire sur le suicide et la pulsion de mort . Les différents types de suicides que l'on rencontre ne sont pas forcément liés à la dépression.

Ce que l'on peut appeler le suicide conscient et le suicide inconscient. Je ne peux cependant pas m'étaler et je vais simplement rester sur les suicides liés à la dépression.

Lorsqu'un individu n'a plus aucune satisfaction ni aucune joie de vivre, ou encore il souffre tellement dans son for intérieur, qu'il tente par ce moyen, d'y mettre fin. La situation ou le mal devient trop invivable.

Il arrive que le sujet atteint de dépression névrotique ou réactionnelle plus particulièrement, tentera, par une TS, (tentative de suicide), de faire appel, de lancer un signal d'alarme et de détresse. Ou encore pour demander réparation pour une situation ou un événement durs qu'il vit comme injuste pour lui-même.

La TS est et doit être prise très au sérieux, et ne doit surtout pas être interprétée comme un "caprice". Car il arrive parfois que le sujet récidive. Ce qu'il risque aussi, c'est de ne pas se rater la fois suivante involontairement. Si je dis qu'il faut la prendre la TS au sérieux, c'est que la souffrance est la même que celui qui a décidé de ne pas se rater.

En ce qui concerne les jeunes, bon nombre de leurs parents ne saisissent pas l'importance de " l'acte manqué " chez leur enfant. Il peut s'agir de moyens pour tenter de raccommoder le couple de ses parents. Ou encore, parce qu'ils se sentent rejetés, mal-aimés, ou pas désirés. Et ainsi, se sentir une charge pour autrui. Sensations toujours liées à leurs propres interprétations de ce qu'ils vivent.

Bon nombre d'autres situations dans les familles, démontrent que les parents, responsables mais pas coupables bien sûr, sont souvent la cause directe ou indirecte, de nombreux suicides chez leurs enfants.

Une vigilance est à observer et à garder. Il est utile et même fondamental de dialoguer. De tenter de les comprendre au maximum. Il ne faut pas prendre non plus cet acte "par dessus la jambe" ou avoir honte de la TS de son enfant. C'est un déni de la réalité. Pour le suicidant, entendre ses parents dire à l'assemblée, "Oh non, non ! Il ou elle a perdu l'équilibre sur le balcon en se penchant de trop, c'est tout ! " peut avoir des répercussions désastreuses ou pousser l'enfant à récidiver. Le jeune suicidant peut très bien ressentir, le manque d'intérêt pour ce qu'il aura pourtant tenté de faire comprendre ou de faire passer comme message à travers son acte. (Sauf, si bien sûr, le jeune a lui-même demandé de ne pas le divulguer à l'entourage).

7. Soins et guérison de la dépression .

Un grand nombre de thérapies, de pratiques et de techniques dans le domaine des médecines douces, parallèles ou alternatives, ont de grandes chances de succès dans le cas d'une fatigue chronique, stress, petites somatisation etc. bref, tous les états que je cite plus haut et qui précèdent la dépression.

Je soulignerai, que se trouver des passions, qu'elles soient créatives ou sportives, est une excellente façon de retrouver la confiance en soi par l'autosatisfaction. En effet, écrire, peindre, faire de la musique, se passionner pour la photo, la nature, ou toutes autres activités créatrices utilisées, amènent incontestablement l'individu à retrouver le goût de vivre. Il existe dans certains centres spécialisés, des ateliers d'art-thérapie

Par contre je pourrais d'ores et déjà dire qu'elles ne sont pas suffisamment efficaces dans la durée, bien que fortement conseillées en complément d'un suivi médical sérieux, pour des cas de réelles et graves dépressions..

Pour les dépressions graves, des soins attentifs et urgents s'imposent.

  • Consulter un médecin et un spécialiste de préférence. Car certains généralistes ne donnent pas forcément l'antidépresseur approprié aux différents types ou causes de dépression et à la personnalité du malade. (Ne pas se contenter d'un anxiolitique, il soulage momentanément, mais ne soigne pas la maladie). Il est à noter d'ailleurs, que l'abus de ces tranquillisants peut amener à la dépendance.
  • Un psychiatre est à conseiller dans tous les cas de dépressions. Car lui-même étant médecin, à la fois du corps et du mental, a la seule faculté de vous prescrire le bon médicament. Quitte ensuite, à ce que lui-même vous dirige, selon le degré de vos besoins, vers des thérapeutes ou analystes. Ce travail mental amène une meilleure connaissance de la véritable origine ou causes profondes de la dépression.
  • Des dépressions fortes amènent le sujet à se faire parfois hospitaliser dans des centres spécialisés ou hôpitaux psychiatriques.
  • Des soins médicamenteux sont nécessaires. Ils aident le malade à retrouver l'équilibre mental et physique. Ils régulent son métabolisme qui se trouve déstabilisé. Ce déséquilibre peut se traduire aussi bien dans son fonctionnement et raisonnement mental que dans les attitudes et comportements physiques.
  • Pour certains cas de dépression, des cures de sommeil sont pratiquées.
  • Il arrive même que l'hypnose soit utilisée également. Pratique souvent utilisée chez des sujets atteint de dépression et d'éthylisme, (dépendance à l'alcool).

D'autre part, je conseille d'être vigilant pour celui ou celle qui vit aux côtés d'une personne présentant des troubles de la personnalité, qui se dit non dépressive et qui bien évidemment, n'admet pas son état. Il est bon de pouvoir la diriger, enfin, si on peut ! vers un spécialiste. La vigilance est aussi de se préserver d'eux-mêmes, car un dépressif aurait tendance à "manger" l' énergie de son entourage. Il puise, il use, il peut détruire sans se rendre compte, véritablement, de ce qu'il fait. En effet, une personnalité dépressive, peut devenir très égoïste, perverse, narcissique, possessive, maître-chanteur, agressive, parfois tenir certains propos méchants, parfois être menaçante, de vous faire du harcèlement moral ou devenir cynique. Évidemment, elle n'est pas tout à la fois, fort heureusement ! mais je peux vous conseiller d'apprendre à garder le recul nécessaire pour ne pas vous laisser "aspirer" et "bouffer" par son comportement lié à son état. De même et aussi ! Pour conserver votre énergie et la force nécessaire afin de trouver les arguments pour convaincre le sujet dépressif qu'il est réellement malade, qu'il doit prendre conscience de son état et qu'il devient urgent pour lui, de se faire soigner.

Conclusion.

J'espère ne pas vous avoir trop démoralisés en vous informant de tous ces états de fatigues et de dépressions, mais n'est-il pas plus sage de connaître certains dangers qui menacent notre équilibre et d' agir en conséquence pour éviter le pire ?

Il faut avant tout, éviter de vouloir rester sur des positions mentales et des fonctionnements de pensées qui correspondent à la crise. Si nous refusons de lâcher prise, nous n'arriverons pas à nous libérer de notre souffrance. C'est par ce moyen que nous pouvons accéder à un renouveau de notre fonctionnement mental et physique. Le lâcher prise est souvent employé pour définir l'expulsion d'anciens conditionnements qui entraînent un mal être ou un emprisonnement mental. De même qu'à des schémas éducatifs pesants, à des croyances ou pensées, à des expériences mal vécues, qui provoquent certains blocages qui peuvent être d'ordre psychiques mais aussi physiques. Dont beaucoup de blocages sexuels dont je n'ai pas parlé dans cet article. Cependant je peux vous signaler d'ores et déjà, qu'un autre texte est en préparation et s'intitulera Peurs et tabous sexuels

J'insiste sur le fait qu'il est important de prendre conscience de son corps, car lorsqu'une personne ne va pas très bien et ressent un mal-être, c'est son corps qui parle et qui se manifeste par des somatisations. Il signale, informe que quelque chose ne va pas.

<<Ce fameux médecin intérieur, ce praticien personnel qui nous accompagne partout, c'est notre système émotionnel, notre système limbique ou, plus largement, notre système neuro-psycho-immunologique. Quand il est déréglé, c'est lui qui rend malade; c'est lui aussi qui guérit quand il est remis en ordre. Il existe des secousses, des pichenettes qui mettent en branle les cercles vicieux de la maladie, mais ces cercles sont constitués des mêmes éléments physiologiques que les cercles vertueux de la santé; il suffit de réussir à les retourner. (Dr. Henri Rubinstein. La dépression masquée. Éditions J.C. Lattès)>>

Hormis les soins nécessaires et prescrits par un spécialiste "du corps et de l'esprit", il est important de faire la démarche personnelle pour mettre en branle tout le système émotionnel et agir positivement vers la guérison.

Trop de gens cherchent en dehors d'eux-mêmes. Ils se leurrent en croyant à la victoire. Ils cherchent à combler leur insatisfaction, ils tentent d'aller plus loin vers un meilleur. Ils restent fidèles à leurs préjugés, mais toujours à l'extérieur d'eux-mêmes. Ils se retranchent derrière des schémas établis, se raccrochent à des lois. Ou encore tentent de renverser celles-ci. Le plus grave, c'est qu'ils oublient complètement qu'en dépit de tous succès extérieurs, ils restent intérieurement les mêmes. Ce qui peut devenir une souffrance, ils ne comprennent pas comment d'ailleurs, on pourrait souffrir de soi-même ! C'est alors le chaos. Survient le déséquilibre le mal-être. Bien sûr, la vie extérieure, l'ambition, l'amélioration matérielle est un confort supplémentaire, un bien-être, une source de bonheur, dans la mesure où leur être intérieur se demande si la meilleure façon de servir la société ou les hommes, n'est pas de commencer par soi-même. En prenant en compte, non seulement le monde extérieur dans lequel ils évoluent, mais aussi leur monde intérieur, en assumant totalement leur conflit. En écoutant leurs exigences, leurs souffrances, leurs intuitions, ils amélioront considérablement leur confort de l'esprit et leur existence.

J'ai envie de terminer sur une note gaie et optimiste, pleine d'une réalité qui ne doit en aucun cas être négligée, car elle est la base de toute notre vie. Cette belle réalité, ce sentiment primordial qui n'est autre que le moteur qui fait vivre, ressentir, et vibrer. C'est l' amour !

L'amour est actif dans le sens où il développe et active nos émotions, nos désirs, notre capacité à donner.

Ce qui ne veut pas dire qu'il ne produit que de l' action ! Un contemplatif, ou un méditatif par exemple, pourra paraître aux yeux des autres, un "passif", parce qu'on dira de lui, qu'il n'agit pas. En réalité, cette méditation concentrée, est la plus haute activité qui soit. C'est une activité de l' âme, une liberté intérieure qui génère des objectifs internes. Une activité de l'âme qui active ou réactive admirablement tous nos sens, et développe l'amour.

Pour finir, sur ce qui me paraît essentiel avant toutes autres choses, c'est que savoir aimer, répandre de l'amour, de même que s'aimer soi-même, agir par amour, sous n'importe quelle forme que ce soit, c'est donner de soi-même, c'est donner ce que l'on a de mieux en soi. Cela peut-être écrire, peindre, faire de la musique, préparer un repas, donner de sa joie, de son intérêt, de sa compréhension, de son savoir, de sa peine même, de ses souffrances, donner des caresses, des baisers, c'est donner aussi de sa vie ! On enrichit l'autre, mais on s'enrichit soi-même. Pourtant, je tiens à souligner et surtout préciser que je ne parle en aucun cas de " sacrifice". Le sacrifice n'est pas systématiquement un acte guidé par l'amour.

L'amour on en parle tant, tellement, et parfois si mal ! Mais sommes-nous tous conscients qu'il est notre seul moteur pour vivre bien et mieux ? Pour retrouver son équilibre ? La confiance en soi ? De s'aimer mieux soi-même pour mieux aimer les autres ? Il est la clef de notre bonheur à tous. Alors, à nos marques ! Prêts ? Partons à sa quête !

 

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